Bien choisir son assurance-vie

Assurance-vie bien choisir1 Le choix de l’assureur.

Comme cité précédemment, la performance de votre assurance-vie est directement liée à la bonne gestion de votre assureur. Il est ainsi primordial de le choisir car il sera le garant de la performance future de votre placement. N’oubliez pas de plus que l’assurance-vie est un placement de long terme. Ainsi, si une mauvaise performance ponctuelle n’a pas beaucoup d’incidence sur la performance finale, si celle-ci est récurrente, au bout de 8 ans, vous pouvez obtenir une forte différence de rémunération entre deux contrats.

N’hésitez donc pas à comparer les assureurs du marché : performance annuelle, performance sur les 5 dernières années, solidité financière, gamme des OPCVM proposés, qualité des OPCVM proposés, nombre de clients gérés, etc.

Il faut vous poser les bonnes questions avant la souscription car vous partez sur un investissement de plusieurs années.

2 Les divers frais.

Contrairement aux livrets d’épargne l’assurance-vie admet des frais de fonctionnement et de souscription. Ces frais sont les suivants :

frais sur versement ou chargement : un pourcentage est prélevé sur vos versements. Donc la valeur nette de votre contrat est inférieure à la valeur réelle (brute) que vous avez investie. Attention certain contrat admettent différents frais sur versement selon le type de support (sécurisé ou OPCVM).

Frais de gestion : ces frais sont annuels. Ils représentent un pourcentage sur vos encours. Ils représentent en général 0.5 à 1% des encours. Leur valeur est différente selon que vous ayez des fonds garantis ou des OPCVM. Ils sont plus élevés sur ces derniers. Les frais de gestion sont en général déduits de la rémunération annoncée. Ils sont donc (presque) transparents. Ainsi lorsque votre assureur vous annonce une rémunération à 4% nette de frais de gestion, la rémunération réelle est supérieure. Les assureurs ont obligation de vous annoncer la rémunération nette de frais de gestion. Cela vous permet de comparer la performance réelle des contrats.

Frais d’arbitrage : lorsque vous modifier la répartition de votre épargne d’un fonds à l’autre votre assureur vous prend des frais. C’est un pourcentage sur la somme transférée.

Etant donnés la multitude de frais, ils peuvent avoir un impact fort sur la rentabilité de votre épargne.

Exemple : vous versez 10000€ sur une assurance vie avec frais sur versement de 4%. Le versement net est de 9600€. La première année votre contrat vous rapporte 4% net de frais de gestion. Donc le gain à un an est de : 9600€ x 1.04 = 9984€. La première année vous perdez de l’argent ! Vous ne commencerez à gagner qu’à partir de la deuxième année. L’impact des frais sur versements est donc non négligeable !

3Assurance-vie services Les garanties et services proposées.

Les contrats s’assurance-vie proposent souvent des prestations complémentaires qui peuvent faciliter la gestion ou sécuriser le capital. Soyez attentifs à ces prestations car elles sont intéressantes et trop souvent négligées.

La garantie décès sur capital : cette garantie vous assure un niveau de capital au moment du décès du titulaire du contrat même si vous avez essuyé des pertes sur des placements boursiers. Ce capital sera reversé aux bénéficiaires. C’est une protection qui permet à vos proches (les bénéficiaires) de bien recevoir les fonds que vous avez épargné à leur intention. Cette assurance a bien sûr un coût. C’est souvent un pourcentage sur la valeur de votre contrat. De plus chaque assurance a des dispositions différentes et donc une couverture limitée.

Exemple : je verse 100000€ sur mon assurance-vie dont la moitié sur des OPCVM. Le jour de mon décès les cours boursiers sont au plus bas et je réalise une moins value de 50% sur mes placements actions. Mon contrat ne vaut plus que 75000€. Grâce à la garantie décès, les bénéficiaires de mon contrat se partageront tout de même 100000€. Les 25000€ de pertes sont pris en charges par l’assureur.

Les arbitrages automatiques : des contrats vous proposent de réaliser des arbitrages automatiques d’un support à l’autre. Par exemple vous pouvez sécuriser automatiquement vos gains boursiers en les plaçant sur les fonds sécurisés dès qu’un certain niveau de plus-value a été atteint. C’est vous qui pouvez déterminer ce niveau de plus-value. Inversement vous pouvez aussi réinvestir sur des OPCVM les intérêts de vos fonds sécurisés pour dynamiser les performances de votre épargne.

Des dispositifs de STOP LOSS sont également prévus sur les contrats haut de gamme avec une sécurisation automatique de vos fonds en cas d’atteinte d’un seul de moins-value. Ainsi vous pouvez décider de retirer automatiquement votre argent de vos OPCVM si la perte atteint 10% ou 20%.

Ces arbitrages automatiques sont très pratiques car ils vous déchargent d’un temps de gestion. Vous n’êtes plus obligés de surveiller aussi souvent l’évolution de vos fonds. Tout se fait automatiquement selon votre niveau de paramétrage.

La gestion profilée : cette gestion vous permet lors de vos versements de répartir automatiquement les fonds sur plusieurs supports prédéterminés. Différents profils d’investissements vous seront proposés : sécuritaire, prudent ou dynamique. Selon votre profil, une répartition différente de votre épargne vous sera proposée. Premièrement sur la part des actifs en unités de compte (actions). Deuxièmement sur les types d’OPCVM proposés qui seront plus ou moins risqués.

Exemple : une personne décide d’investir 100€ par mois sur son assurance-vie. Si elle a un profil sécuritaire son assureur lui proposera de placer l’intégralité de son épargne sur un fonds sécurisé ou au moins 70% et le reste sur des OPCVM à gestion prudente. Inversement si le profil du souscripteur est dynamique, l’assureur proposera une plus grande exposition aux fonds actions avec 20% sur un fonds européen, 20% sur un fonds spécialisé dans les pays émergents, etc. jusqu’à complète répartition.

Le mandat de gestion : cette option consiste à confier une somme à votre assureur et à lui laisser le champ libre pour la bonne gestion de cet argent. La signature d’un mandat de gestion permet aux gestionnaires de sélectionner certains fonds et d’effectuer les arbitrages qui leurs semblent pertinents. Chaque opération fera l’objet d’un compte rendu qui vous sera adressé. La gestion sous mandat permet de bénéficier d’une qualité de gestion professionnelle réservée en général aux banques privées. C’est une option intéressante pour ceux qui ne souhaite pas gérer eux-mêmes leur patrimoine ou qui n’en ont pas le temps ou la compétence.

Le gestionnaire déterminera votre profil d’investisseur (sécuritaire, prudent ou dynamique) selon vos attentes et le degré de risque que vous pouvez accepter. Il vous proposera ensuite un plan d’investissement et de gestion. Le mandat de gestion assure en général des performances supérieures à la moyenne. La contrepartie est qu’il faut disposer d’un capital minimal relativement conséquent pour pouvoir en bénéficier.

Renseignez-vous également sur la tarification d’une gestion sous mandat. Dans tous les cas n’oubliez pas qu’il faut laisser le temps aux gestionnaires de faire performer votre patrimoine. Les horizons de placement vous sont d’ailleurs signalés.



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